Thérapeute holistique et coach sportif à Paris
Non, l’hypnose n’est pas dangereuse en elle-même. Pendant une séance, vous restez conscient, vous gardez le contrôle de vos actes et vous pouvez interrompre le travail à tout moment. Le vrai risque ne vient pas de la méthode, mais d’un encadrement inadéquat : un praticien mal formé, des contre-indications médicales non respectées, ou une pratique non structurée comme certaines formes d’hypnose régressive.
Je reçois souvent cette question en première séance, et c’est une question légitime. L’hypnose traîne encore une image de mystère entretenue par le cinéma, les spectacles et les vidéos virales. Dans cet article, je vous explique concrètement ce qui est vrai, ce qui relève du mythe, et comment reconnaître un accompagnement sérieux.
C’est la peur la plus répandue, et je peux vous rassurer tout de suite : non. Pendant toute la durée d’une séance, vous restez conscient. Vous entendez ma voix, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux ou arrêter la séance quand vous le souhaitez. L’état hypnotique ne ressemble pas à un sommeil profond dans lequel on serait « absent » : c’est un état de concentration intérieure, comparable à ces moments où vous êtes absorbé par un livre ou un film au point d’oublier ce qui se passe autour de vous.
Une séance d’hypnose commence toujours par un échange clair sur ma méthode, l’objectif visé et le cadre de la séance. Vous entrez dans l’état hypnotique parce que vous le choisissez, et vous en sortez de la même façon. Sans cette coopération active de votre part, il n’y a tout simplement pas d’hypnose possible : au mieux une tentative infructueuse, jamais une prise de contrôle sur vous.
Sur l’inconscient lui-même, une idée reçue circule beaucoup : celle d’un inconscient naïf, qui accepterait n’importe quelle suggestion. C’est faux. Votre inconscient agit comme un filtre : il intègre les suggestions qui vous correspondent, et rejette naturellement celles qui entrent en conflit avec vos valeurs profondes. Si en séance je perçois une résistance de votre part, je m’arrête et j’ajuste mon approche. Ce n’est jamais un échec, c’est simplement le signe que votre psychisme fait son travail de protection.
Non, il est physiquement impossible de rester « bloqué » en hypnose. C’est un état naturel que votre cerveau régule seul et qui se dissipe de lui-même, même sans intervention extérieure, en quelques minutes. Si je devais quitter la pièce en plein milieu d’une séance, vous ne resteriez pas figé : votre conscience reviendrait progressivement à son état ordinaire, exactement comme on se réveille naturellement d’une sieste.
Non, et ce mythe vient essentiellement du cinéma et des spectacles d’hypnose de rue. Aucune étude sérieuse n’a jamais démontré qu’une personne hypnotisée puisse être poussée à agir contre ses convictions morales profondes. Vos valeurs restent un véritable garde-fou, même dans un état de transe profonde.
Ce qu’on prend parfois pour de l’hypnose « forcée » relève en réalité d’autre chose : des vidéos mises en scène, ou des techniques de sidération réflexe (comme une poignée de main brusquement interrompue) qui provoquent une très brève confusion neurologique de quelques secondes, sans aucun rapport avec un véritable état hypnotique thérapeutique.
Il est important aussi de ne pas confondre hypnose et manipulation psychologique. La manipulation opère par pression sociale, épuisement mental ou isolement progressif, à l’insu de la personne. L’hypnose clinique, elle, repose sur un consentement explicite, un cadre transparent, et la possibilité de quitter la séance à tout moment. Ce sont deux mécanismes fondamentalement différents.
Contrairement à ce que suggèrent parfois les films, les effets secondaires de l’hypnose sont légers et passagers. Voici ce que mes clients rapportent le plus souvent après une séance :
Ces sensations disparaissent en général dans l’heure qui suit la séance. Le point de vigilance le plus documenté par les études sérieuses, notamment un rapport de l’Inserm sur l’évaluation de l’hypnose, concerne le risque de faux souvenirs : sous suggestion, l’esprit peut parfois reconstruire un souvenir influencé par les mots du praticien. C’est précisément pour cette raison qu’un thérapeute formé reste neutre pendant la séance, ne souffle jamais de contenu et n’utilise jamais l’hypnose pour tenter de « retrouver » un événement enfoui à la légère.
L’hypnose n’est pas un soin universel, et un praticien honnête vous le dira toujours. Certaines situations demandent une vigilance particulière, voire l’avis préalable d’un médecin avant d’envisager des séances :
Dans ces situations, la modification de l’état de conscience peut être déstabilisante, et l’accompagnement relève d’abord d’un cadre médical. C’est pourquoi je demande systématiquement à mes clients, avant une première séance, s’ils suivent un traitement ou présentent une pathologie particulière. L’avis d’un hypnothérapeute ne remplace jamais celui d’un médecin, et il est hors de question de modifier ou d’arrêter un traitement médical sans en parler d’abord à votre médecin traitant.
Cette règle vaut pour toutes les problématiques que j’accompagne, qu’il s’agisse du stress et de l’anxiété, de la gestion des émotions ou de l’accompagnement des traumatismes : si votre situation dépasse le cadre d’un accompagnement en hypnose, je vous le dirai clairement et je vous orienterai vers le professionnel adapté.
Une grande partie de la peur autour de l’hypnose vient d’une confusion avec l’hypnose de spectacle. Ce sont pourtant deux disciplines qui n’ont ni les mêmes objectifs, ni la même déontologie.
L’hypnose thérapeutique, celle que je pratique, vise à vous accompagner en respectant votre rythme, vos choix et votre bien-être. Le praticien est un guide qui vous accompagne à chaque étape, sans jamais rien vous imposer. L’hypnose de spectacle, à l’inverse, cherche un effet visuel et divertissant : les volontaires sont souvent choisis pour leur forte réceptivité, dans un contexte social qui les pousse à « jouer le jeu » devant un public.
Les deux pratiques mobilisent un état de transe similaire sur le plan physiologique, mais les intentions, les méthodes et l’éthique n’ont rien à voir. C’est cette confusion qui alimente, à tort, l’image d’une pratique dangereuse ou impressionnante.
Oui, en partie. Toutes les formes d’hypnose ne se valent pas sur le plan du risque.
L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, repose sur des suggestions indirectes, des métaphores et un langage permissif. Vous gardez la main tout du long : je propose, je n’impose jamais rien. Le facteur de risque ne vient donc pas de la technique elle-même, mais uniquement d’un praticien mal formé qui l’utiliserait maladroitement.
L’hypnose régressive, qui prétend faire revivre des événements passés, parfois très anciens, concentre à l’inverse le plus de risques documentés. La mémoire n’étant pas un enregistrement fidèle, elle devient particulièrement malléable sous suggestion : c’est le terrain le plus propice à la création de faux souvenirs, surtout lorsqu’elle est menée par une personne peu experte du fonctionnement psychique. Ce risque ne concerne pas l’hypnose ericksonienne pratiquée dans un cadre structuré.
Le véritable facteur de sécurité en hypnose, c’est la personne qui vous accompagne, bien avant la méthode elle-même. Voici les critères que je vous invite à vérifier avant de prendre rendez-vous, chez moi comme chez n’importe quel autre praticien :
Trois signaux doivent au contraire vous alerter : un praticien qui refuse d’expliquer sa méthode, qui vous déconseille de consulter un médecin en parallèle, ou qui cherche à créer une dépendance aux séances. Ces comportements ne relèvent pas de l’hypnose, mais de la manipulation, et n’ont rien à voir avec un accompagnement thérapeutique sérieux.
Fiez-vous aussi simplement à votre ressenti lors du premier contact. Vous confiez un morceau de votre intimité : la confiance doit s’installer dès les premières minutes de l’échange.
Il existe des retours déçus sur l’hypnose, et il serait malhonnête de les balayer d’un revers de main. En les regardant de près, ils tournent presque toujours autour des mêmes points.
Le plus fréquent : « je n’ai rien senti ». La personne s’attendait à un endormissement spectaculaire, à une bascule nette et perceptible, et repart avec l’impression qu’il ne s’est rien passé. Or l’état hypnotique ressemble davantage à une rêverie profonde qu’à un sommeil : on reste conscient, on entend tout, et cette lucidité fait parfois douter à tort de l’efficacité de la séance.
Les autres déceptions pointent souvent le cadre plutôt que la méthode elle-même : une promesse de résultat en une seule séance qui ne tient pas, un accompagnement expédié, une attente mal calibrée dès le départ. L’hypnose ne fonctionne pas comme un interrupteur, et un unique rendez-vous suffit rarement pour un sujet installé depuis plusieurs années, comme la perte de poids ou un manque de confiance en soi ancien.
Non. Malgré les idées reçues comme la peur de rester bloqué ou de voir ses souvenirs effacés, l’hypnose n’est aucunement dangereuse pour l’esprit. Elle modifie temporairement l’état de conscience, mais elle n’efface ni la volonté ni la mémoire. Le seul véritable risque reste celui d’un mauvais encadrement ou d’un praticien peu sérieux.
Non. L’induction hypnotique nécessite une coopération active de votre part. Sans cette coopération, je ne peux tout simplement pas vous amener dans un état hypnotique au sens thérapeutique. Certaines techniques de sidération réflexe provoquent une confusion très brève de quelques secondes, mais ce phénomène n’a rien à voir avec l’hypnose thérapeutique.
Les effets restent bénins et temporaires : une légère somnolence, parfois un mal de tête ou une sensation de flottement, plus rarement de légers vertiges. Ces sensations disparaissent généralement dans l’heure. Des effets plus marqués surviennent presque exclusivement lors de pratiques non encadrées, comme certaines formes d’hypnose régressive menées par des personnes peu formées.
Non, l’hypnose est au contraire fréquemment utilisée pour accompagner le stress et l’anxiété. Elle peut néanmoins, dans de rares cas, révéler ou amplifier une fragilité déjà présente. C’est pourquoi j’échange toujours avec vous en amont sur votre situation, pour adapter l’accompagnement et vous orienter si besoin vers un professionnel de santé en complément.
Demandez son organisme de formation, ses années de pratique et son cadre de supervision. Un praticien sérieux répond à ces questions sans hésiter, avant même votre première séance, et n’a rien à cacher sur son parcours.
J’espère que cet article vous a permis d’y voir plus clair. Si vous vous posez encore des questions sur le déroulement d’une séance ou sur votre situation personnelle, n’hésitez pas à me contacter avant de réserver : c’est justement pour ça qu’un premier échange existe.
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